Harcèlement sexuel : 1 femme médecin sur 3 en est victime aux Etats-Unis

Durant leurs études et au cours de leur exercice professionnel, un tiers de femmes médecins déclarent avoir été victimes de harcèlement sexuel, selon un article paru le 17 mai dans la revue ().

Aux Etats-Unis, un tiers de femmes médecins sont victimes de harcèlement sexuel à la faculté ou au travail.

Ce travail de recherche a été conduit à l’Université de la santé de Michigan au moyen du remplissage d’un questionnaire envoyé par voie postale à 1719 médecins, hommes et femmes, diplômés de l’Institut national américain de la santé entre 2006 et 2009. Un total de 1066 médecins ont retourné le questionnaire dûment rempli, comportant des questions sur leurs années d’études et de pratique. Les répondants étaient pour moitié des femmes et pour moitié des hommes avec un âge moyen de 43 ans.Des discriminations au harcèlement sexuelL’analyse des résultats montre que 70 % des femmes déclaraient avoir été victimes de discriminations liées à leur sexe (remarques sexistes, propos déplacés…), contre 22 % des hommes. Par ailleurs, 66 % des femmes répondantes affirmaient avoir eu des obstacles dans leur avancement professionnel, contre seulement 10 % des hommes. Enfin, 30 % des médecins femmes déclarent avoir été victimes de

harcèlement sexuel, contre 4 % chez les hommes.Une amélioration toute relative en 20 ansLe Pr Reshma Jagsi, auteure principale de l’étude souligne que lors d’une étude similaire conduite en 1995, la proportion de femmes médecins ayant déclaré avoir été victimes de harcèlement sexuel  était bien supérieure, s’élevant à 52 %, contre 5 % des hommes. Mais pour la chercheuse, cette amélioration est toute relative puisque les résultats les plus récent concernent une population où 40 % des étudiants en médecine sont des femmes, alors qu’en 1995, les femmes médecins étaient une minorité.Un véritable problème de sociétéPour le Pr Jagsi, ces résultats sont inquiétants et soulignent l’importance d’évaluer l’ampleur réelle du harcèlement et de la discrimination liés au sexe dans les facultés de médecine et dans le monde médical car nombre de femmes s’abstiennent de rapporter des comportements sexistes, quelle que soit leur gravité, probablement car elles pensent qu’il s’agit de situations exceptionnelles mais comme on le voit, ce n’est pas le cas. Le Pr Reshma Jagsi ajoute que “cette situation va au-delà des facultés et académies et constitue un problème de société qui sera difficile et long à résoudre“.Click Here: cd universidad catolica

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