Le roman de Polanski se poursuit à l’air libre

La justice suisse a donné son accord mercredi à la libération sous caution de , qui serait assigné à résidence dans son chalet du canton de Berne.

La justice helvétique a accepté mercredi la remise en liberté sous caution de Roman Polanski et l’a assortie d’une assignation à résidence sous contrôle électronique.

L’Office fédéral de la justice a la possibilité de déposer un recours dans les dix jours. Mais la ministre de la Justice Eveline Widmer-Schlumpf, interrogée par la Télévision suisse alémanique, a estimé qu’il n’y avait «aucune raison» de faire appel de cette décision «parfaitement compréhensible».

Le Tribunal pénal fédéral a accepté le versement d’une caution de 4,5 millions de francs suisses (l’équivalent de 3 millions d’euros) et décidé que le cinéaste oscarisé serait consigné dans son chalet à Gstaad, muni d’un bracelet de surveillance électronique pour s’assurer qu’il ne quitte pas la Suisse. Il devra aussi déposer ses documents d’identité.

Roman Polanski a d’abord proposé, comme garantie financière, sa demeure dans la station de montagne huppée, mais ce gage a été refusé car il ne répondait pas aux critères légaux. Il a donc pu tirer la somme requise sur une banque française en hypothéquant son appartement parisien de l’avenue Montaigne.

Arrêté le 26 septembre à l’aéroport de Zurich (alors qu’il devait recevoir un prix pour l’ensemble de sa carrière), le réalisateur franco-polonais a été placé en détention provisoire en vertu d’un mandat d’arrêt émis aux Etats-Unis.

La justice américaine, qui a formellement réclamé son extradition fin octobre, lui reproche une relation sexuelle avec une mineure de 13 ans en 1977. Polanski avait reconnu avoir eu cette aventure, mais aussi d’avoir fait boire du champagne et avaler des sédatifs à l’adolescente. L’accusation avait requis en échange de ce plaider-coupable une condamnation à 42 jours de prison, déjà purgés. Mais le cinéaste s’était enfui de Los Angeles à la veille de sa comparution en 1978, redoutant que l’accord ne soit pas respecté et d’écoper d’une peine de cinquante ans de prison.

Jeudi 26 novembre 2009

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